Mourinho et Florentino, quelle collaboration ?

C’est officiel : José Mourinho a été libéré par l’Inter Milan et est désormais en mesure de rejoindre le Real Madrid qui l’attend comme le messie. Rien d’exceptionnel : l’entraîneur le plus cher de la planète* rejoint le club le plus dépensier du moment. Mais surtout, il aura pour patron Florentino Pérez : un président qui fait le recrutement. De quoi faire des étincelles dès les premiers jours ?

Viré du banc de Bernabeu pour laisser la place au Special One, Manuel Pellegrini n’a en tout cas pas attendu pour vider son sac dans la presse. Et égratigner son ex-patron au micro de la Cadena Ser : «Je n’ai pas parlé au président depuis le mois d’août, et j’aurais aimé le connaître un peu plus.» Sur les cas Sneijder et Robben, à la mode il y a quelques jours, le Chilien s’est montré tout aussi explicite : «Pour moi, c’était deux joueurs très importants, mais malheureusement c’est un sujet sur lequel l’entraîneur du Real Madrid n’intervient pas». Ça a le mérite d’être clair.

Reste à savoir si Florentino Pérez met sur un pied d’égalité l’ancien entraîneur de Villareal et le tout récent vainqueur de la Ligue des Champions. D’après certains échos, Pellegrini était déjà apparu la saison dernière comme une solution de repli. Le président du Real avait fait une longue cour à Wenger, sans succès, avant de se rabattre sur lui. Pour simplifier, il avait réussi à convaincre ses Galactiques de terrain mais pas celui du banc de touche. Cette fois, vu l’argent dépensé pour sa venue et le palmarès du Mou, Florentino le tient.

Va t-il pour autant le garder ? Le Roi du Real est un énorme consommateur d’entraîneur. Au cours de son premier mandat, il a usé six hommes de terrain. Del Bosque était là à son arrivée et a tenu jusqu’en 2003 grâce à ses deux Ligues des Champions. Au premier coup de mou, Pérez a attendu une baisse des résultats pour lui indiquer qu’il n’était pas assez glamour pour le Real et le remercier. Sur trois ans, il a ensuite enchaîné Queiroz (2003/2004), Camacho (4 matchs en 2004), Remon (2004), Luxembourgo (2004/2005) et Lopez Caro (2005/2006).

De son côté, Mourinho est connu pour s’être toujours brouillé avec ses patrons. A Chelsea, il a démissionné pour mettre fin à un conflit ouvert avec Roman Abramovitch. A l’Inter, ses relations se sont rapidement tendues avec le président Moratti. Mais à l’arrivée, le Mou a gagné en Angleterre et en Italie : plusieurs championnats, quelques coupes nationales et une coupe d’Europe. Comme quoi, l’amitié n’est pas une condition sine qua non pour faire du bon travail. A la différence près que dans tous ses clubs, Mourinho choisissait ses recrues.

Quoi qu’il se passe, si le Portugais tient sous le mandat Pérez pendant deux ou trois saisons, son statut de Special One sera d’autant plus justifié…

*Massimo Moratti, le président de l’Inter, évoquait au moment des négociations une clause de départ s’élevant à 16M€ dans le contrat du Portugais.

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Auteur
La rédac Panenka
Posté le
28.05.10
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