[Euro 2016] Toutes les réactions

Le monde du football français est en effervescence. Pour rééquilibrer les choses, débrief des réactions sans commentaire…

Côté Français

Nicolas Sarkozy (président de la République) : «Je voudrais juste dire combien nous sommes heureux d’être le pays organisateur de l’Euro. Je voudrais féliciter toutes les équipes de la Fédération, de la Ligue, je voudrais remercier tous les joueurs de football, Willy Sagnol, Zinedine Zidane, Youri Djorkaeff, Christian Karembeu, je voudrais remercier Roselyne Bachelot, Rama Yade et vous dire combien nous sommes contents de ce choix, pour tous les supporters français, pour tous les passionnés de football. On va faire nos meilleurs efforts pour que les 24 nations soient reçues merveilleusement en France, on va se mettre au travail pour les stades, les rénovations de stades et les constructions de stades. On est très heureux, très honoré. L’Etat français est là, tout ce que nous avons dit, nous le ferons, ce n’est pas l’engagement de la Fédération ou de la Ligue, mais l’engagement de tout un peuple. Tous les Français attendent cet évènement.»

Michel Platini (président de l’UEFA) : “Il y avait trois formidables candidatures. Cela s’est joué à rien, dans les évaluations et dans la décision finale. Je suis fier pour des tas de raisons. Je suis content parce que la France a gagné et que je suis français, ne l’oublions pas. Et deuxièmement parce que c’était serré, ouvert, ce n’était pas du despotisme présidentiel, sinon les Français auraient gagné 13-0. Là, ç’a été 7-6. L’arrivée du président de la République a été importante. Déjà la dernière fois, il y a quatre ans pour Pologne-Ukraine, le président de la République était venu. La présence de Nicolas Sarkozy a fait pencher la balance. Ca s’est joué à 7-6. Si Nicolas Sarkozy n’avait pas été là, la Turquie aurait certainement gagné. Pour arriver à gagner, il faut un engagement de tout le monde. Et la présentation fait souvent vaciller les choses. Pour Paris 2012, la présentation a fait changer complètement et c’est l’Angleterre Londres qui a gagné. Je pense que sa présence a été très importante. On peut faire tous les beaux dossiers qu’on veut, à la fin il y a treize personnes qui votent. Peut-être qu’après l’Ukraine il valait mieux avoir un pays stable, mais ils auraient aussi pu prendre l’Italie comme pays stable. Je ne suis pas dans leurs têtes. C’était très inconfortable, et pas facile ni pour moi, ni pour le premier vice-président qui est turc. Ce n’est pas facile de savoir quelle politique on doit mener vis-à-vis des gens, si on doit aller les voir, faire du lobbying, leur parler. La politique, c’est l’art du mensonge. Donc c’était compliqué, très compliqué…”

Jean-Claude Gaudin (maire de Marseille) : «C’est une grande victoire pour MarseilleLe Stade Vélodrome a puissamment contribué à la victoire de la France dans cette compétitionC’est un pari sur l’avenir, un équipement moderne construit pour les 50 prochaines années qui permettra à notre ville de confirmer son statut de grande métropole internationale.»

Noël Le Graët (vice-président de la FFF) : C’est un énorme succès pour la Fédération, son président, Frédéric Thiriez et surtout Jacques Lambert qui a monté un dossier exceptionnel et a été l’acteur principal de ce succès. Le président Escalettes a lui mouillé le maillot en sillonnant toute l’Europe car ce n’était pas une décision qui était gagnée d’avance. Le dossier français était très sérieux, sur le plan des stades, de la sécurité et des transports. Même si Michel Platini avait un devoir de neutralité, il a suivi le dossier d’un oeil et je suis sûr qu’il doit être très heureux. La France a mis toutes les chances de son côté, le président de la République Nicolas Sarkozy a fait le déplacement, le président Escalettes a donné le meilleur de lui-même et entre la Fédération et des joueurs comme Zidane et Karembeu, cela a bien fonctionné. Pour le football professionnel, dès 2016 ou peut-être un petit peu avant, nos stades vont ressembler aux stades allemands en termes de capacité et d’accueil. Notre retard était tel qu’un tel évènement va booster les choses. Là, on va vraiment être obligé de le faire et la carte du football français va en être bouleversée.»

Côté Turc

Mahmut Ozgener : «Nous avons perdu d’un point contre la France. Si nous n’avons perdu que d’un point ça veut dire que le jury a cru en la candidature turque. C’est pourquoi je pense que nous devons continuer sur cette voie. Il y a eu une compétition, nous y avons participé en faisant preuve de fair-play et c’est comme ça que nous continuerons. A présent, les commentaires, c’est à vous de les faire.»

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Auteur
La rédac Panenka
Posté le
28.05.10
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