[Euro 2016] Le parcours des trois finalistes

C’est déjà gravé dans le marbre. Vendredi, l’UEFA désignera l’organisateur de l’Euro 2016 à partir de trois candidatures, française, italienne et turque. Après s’être intéressé aux critères qui permettront aux patrons du football européen de désigner leur favori, place à un petit flashback sur tout le chemin parcouru jusqu’à cette grande finale à trois.

Les plus rompus à ce genre de joutes savent que le processus de désignation du pays hôte de l’Euro 2016 est entamé depuis plusieurs années. Tout a commencé le 13 décembre 2006 (soit un peu moins de dix ans avant le début de la compétition !) : les réussites des candidatures communes Belgique/Pays-Bas (2000), Suisse/Autriche (2008) et Pologne/Ukraine (2012) poussent l’Ecosse et le Pays de Galles à déposer une candidature conjointe pour l’organisation de l’Euro 2016.

Deux ans plus tard, presque jour pour jour, l’UEFA fixe une première date. Les pays concernés ont jusqu’au 9 mars 2009 pour manifester leur intérêt pour l’accueil et l’organisation de la compétition. Une semaine plus tard, la fédération italienne, candidate malheureuse pour l’Euro 2012, annonce qu’elle prendra une décision au mois de février. Entre temps, l’idée d’une candidature française a fait son chemin dans l’hexagone ; certains évoquaient la possibilité d’une alliance franco-italienne finalement démentie et écartée par Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF.

Arrive alors l’heure des candidatures officielles. La France dégaine la première en l’annonçant le 13 février. Deux semaines plus tard, la Norvège et la Suède suivent en officialisant leur intérêt pour une candidature commune. Le 2 mars, une semaine avant la date limite du dépôt des candidatures, l’Italie en fait de même. Le 10 mars au petit matin, quatre candidatures sont enregistrées par l’UEFA : elles concernent la France, l’Italie, la Norvège et la Suède et… la Turquie.

L’Ecosse et le Pays de Galles ont jeté l’éponge. Les deux pays ont été les premières victimes de la nouvelle formule de la compétition, adoptée au mois de septembre 2008 et qui officialise le passage de 16 à 24 participants (plus d’infos dans notre dossier). Le coût des infrastructures est trop important pour les Britanniques qui ont subi de plein fouet la crise économique. Fin 2009, ce sera au tour de la Norvège et de la Suède de se retirer. Les gouvernements en place dans les deux pays ont refusé d’apporter leurs soutiens financiers à la candidature commune.

Ils ne sont donc plus que trois pour une place. Depuis le dépôt des candidatures, l’UEFA a commissionné sept membres chargés de se rendre dans les trois pays finalistes. La France a été la dernière à les accueillir dans le courant du mois d’avril. Il y a dix jours, un rapport d’évaluation technique a été rendu public. Depuis, les dés sont en l’air. Et ce sera à 13 membres sur 16 du comité éxécutif de l’UEFA de les faire retomber pour désigner le futur pays hôte, Platini le français, Abete l’Italien et Senes le Turc s’abstenant pour éviter les conflits d’intérêts.

Tout au long de la semaine, découvrez notre dossier Euro 2016 !

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Auteur
La rédac Panenka
Posté le
24.05.10
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