[Euro 2016] La candidature turque, points forts et faibles
Posté le 25.05.10, dans Collaboratif, par La rédac Panenka
Après les stades et leur évaluation, place à la description des forces et des faiblesses de la candidature turque à l’Euro 2016.
“Un objectif national.” Le premier ministre turque Recep Tayyip Erdoğan n’y est pas allé par quatre chemins pour afficher son soutien à la candidature turque pour l’accueil de l’Euro 2016. Outre le milliard d’euros débloqué par le secteur public (voir les stades), le gouvernement turc est prêt à adapter ses lois aux règlements et autres habitudes des compétitions organisées par l’UEFA. Malgré tout, il espère conserver ce qui fait le principal attrait de cette candidature pour l’UEFA : “offrir une nouvelle expérience aux fans européens.”
Pour que celle-ci soit belle, les Turcs devront s’employer pour mettre leurs infrastructures aux niveaux demandés par l’UEFA. Car les stades flambants neufs qui ont impressionné le comité d’évaluation, les supporters devront pouvoir s’y rendre dans de bonnes conditions. En regroupant ses neuf villes hôtes dans la moitié ouest du pays, la candidature turque a déjà considérablement raccourci les temps de trajet. Mais d’énormes travaux sont encore à réaliser.
A l’heure actuelle, Ankara et Istanbul sont les deux seules villes à remplir les conditions édictées par l’UEFA concernant les conditions d’accès et de transports, que ce soit par les airs ou au sol. Pour les autres villes, des améliorations de ces réseaux sont d’ores et déjà planifiés. Au total, les investissements s’élèveraient à plus de sept milliards d’euros dont 5,4 uniquement consacrés à la ville d’Istanbul. L’UEFA est particulièrement inquiet par la situation dans les villes de Bursa, Eskishir, Konya et Kayseri dont les infrastructures sont aujourd’hui insuffisantes pour accueillir la compétition.
Concernant l’hébergement, quatre villes sur huit semblent avoir une capacité d’accueil suffisante pour soutenir l’arrivée des fans ; les quatre autres sont là encore dans une situation critique liées pour la plupart à leurs problèmes au niveau des transports. Toutefois, la candidature turque a pris les devant en proposant une multitude de projets d’adaptation à une affluence soudaine. Les écoles étant fermées à cette époque de l’année, leurs dortoirs pourraient être mis à disposition des fans.
Au niveau des infrastructures de télécommunications, l’UEFA a décidé de faire confiance aux entreprises turques qui promettent une mise à niveau progressive de leur réseau. Même chose concernant la sécurité à l’intérieur et autour des stades pour laquelle un plan d’amélioration est lancé depuis 2005. La Turquie compte aussi profiter de cette candidature pour installer et populariser le bénévolat auprès de la population. Le plan de communication et de promotion de l’évènement sera lui centralisé et organisé par une agence dédiée créée par le gouvernement.
Potentiellement impressionnante, la viabilité de la candidature turque est néanmoins dépendante des énormes travaux à réaliser sur les cinq prochaines années. Stades, routes, réseaux de transports en commun, aménagements divers etc… La route sera encore très longue si elle est choisie. Vu les difficultés rencontrées par la Pologne et l’Ukraine pour être à l’heure du prochain Euro 2012, il n’est pas dit que l’UEFA reprenne un risque de ce genre.






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