[Euro 2016] La candidature française, points forts et faibles
Posté le 25.05.10, dans Collaboratif, par La rédac Panenka
Après les stades et leur évaluation, place à la description des forces et des faiblesses de la candidature française à l’Euro 2016.
Premier très bon point pour la France, son projet et sa vision à long-terme plaît beaucoup et colle avec les motivations de l’UEFA. En plus de la modernisation de ses infrastructures, la candidature française compte unifier son football autour d’un projet sur 10 ans. Augmentation du nombre de licenciés, changement de l’environnement des stades (tribunes familiales)… Les indicateurs pour mesurer l’héritage que pourrait laisser l’Euro 2016 sont nombreux et leur impact facilement mesurable.
Les stades et villes retenus par le projet français conviennent à l’UEFA et ce, malgré l’absence de destinations proposées au Nord-Ouest du pays. Le projet français semble être le plus engagé sur les plans sociaux et environnementaux. En plus des engagements anti-discrimination et anti-racisme habituels, il souhaite mettre en oeuvre une politique anti-alcool et (c’est nouveau) anti-tabac dans tous les stades qui accueilleront la compétition. L’alimentation sera aussi prise en compte puisque des promotions seront faites sur les nourritures les plus saines.
Mais le gros point fort du dossier français tient à ses réponses sur le plan des transports. Des trois pays candidats, la France possède les meilleurs réseaux autoroutiers et ferroviaires. Que ce soit entre les villes hôtes ou en direction des stades, l’UEFA n’a relevé aucun problème et a même été impressionné par les documents présentés. Il n’y a qu’au niveau du transport aérien que les villes hôtes n’atteignent pas tous les requis. Mais pas d’inquiétude à avoir, le réseau au sol est assez développé pour que leurs aéroports soient soutenus par les plus grands du pays.
Concernant l’hébergement, la France est en revanche en retard par rapport aux conditions émises par l’UEFA. Mis à part Paris, Nice et Lyon, la capacité d’accueil des autres villes hôtes est aujourd’hui insuffisante. Si des villes comme Saint-Etienne ou Lens pourront profiter de leur proximité avec Lyon et Lille voire Paris pour atteindre les requis, Nancy est aujourd’hui la destination qui pose le plus de problèmes à ce niveau. La présence du tournoi de Rolland-Garros en même temps que l’Euro 2016 pourrait aussi poser des problèmes d’accueil et d’hébergement dans la capitale.
Les à-côtés de la candidature française apparaissent elles comme intéressantes. Le plan de communication tournera autour d’un seul thème “s’entendre mieux avec les autres” mais les initiatives proposées et autres animations seront à 100% locales. La main d’oeuvre le sera aussi, qu’elle soit rémunérée ou bénévole. Question sécurité, la France compte aujourd’hui sur son expérience passée pour faire bonne impression auprès de l’UEFA. Enfin, pour financer en partie tout ce développement, les tarifs de la billeterie seront légèrement supérieurs à ceux pratiqués lors de l’Euro 2008.
A l’arrivée, le dossier français pourrait se résumer ainsi : d’excellentes motivations et un projet viable sur le long terme ainsi qu’un réseau de transport au sol à la pointe comparé aux autres candidatures mais de vrais soucis au niveau de l’hébergement et surtout des problèmes concernant le financement de l’ensemble qui n’est pas encore bouclé (voir les stades).






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