Découvre l’application Panenka – INTO Football !

Les sites de football, les blogs et autres médias sociaux offrent maintenant la majorité des informations pour les supporters de football. En réponse à cela, INTO Football a été créée pour rassembler les contenus favoris des fans en un seul endroit pratique au sein du navigateur internet.

Elle permet aux fans d’ajouter les flux RSS de leurs sites préférés et leur fournit des recommandations personnalisées basées sur l’équipe et le pays qu’ils soutiennent. INTO Football détecte aussi automatiquement d’autres flux RSS pendant que les utilisateurs surfent sur le web, leur permettant de les ajouter facilement.

Des alertes de match en temps réel incluant les buts marqués, les cartons, les blessures et autres statistiques pour toutes les grandes équipes européennes sont également incluses au sein de INTO Football.

INTO Football comprendra aussi des outils sociaux permettant aux fans de partager facilement leurs articles et informations préférées grâce à Facebook et Twitter, qui alimentent les conversations en ligne.

Chaque jour, 650 millions d’extensions pour navigateur sont utilisés sur Chrome et Firefox. INTO Football représente une opportunité intéressante pour Sony, en apportant une plateforme de publication entièrement personnalisable pour les fans de football à travers l’Europe.

L’extension est lancée aujourd’hui sur Chrome Web Store et Mozilla Add-Ons au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne. Sony a choisi parmi la multitude des sites consacrés au sport un ambassadeur unique par pays afin d’en faire la promotion.

La France est ainsi représentée par Panenka, qui met à disposition des fans une version de l’extension customisée aux couleurs de chaque site, à l’instar de Zonal Marking et Caught Offside en Angleterre ou encore Forza Italian Football.

Une seconde phase visant d’autres marchés européens est prévue dans le courant de l’année.

INTO Football est disponible en téléchargement pour Chrome et Firefox.

Pour choisir la version dédiée aux couleurs de Panenka, il vous suffit après installation de vous rendre dans les menus ‘Settings’ puis ‘Themes’.

Le communiqué de presse officiel de Sony est par ailleurs disponible en ligne.

FC Porto 1-2 Manchester City, l’analyse tactique

C’était le choc de ces seizièmes de finale de Ligue Europa ; 90 minutes plus tard, il serait très surprenant que le FC Porto fasse tomber le leader de la Premier League. Et pourtant, les Portugais ont produit un premier acte absolument somptueux, notamment dans l’entrejeu où ils ont largement dominé les Skyblues. Mais ces derniers sont revenus des vestiaires avec des réponses aux problèmes posés par les Portugais, revenant ensuite au score sur un coup du sort et achevant des Portugais sans réaction en fin de partie.

Les compositions :

– Débarqué à Porto lors du mercato d’hiver, Marc Janko n’est pas qualifié, ayant déjà joué la Ligue Europa avec son club de Twente à l’automne dernier. Du coup, Hulk quitte l’aile droite et se retrouve titularisé à la pointe de l’attaque : Helton (1) – Danilo (2), Maicon (4), Rolando (14), Alvaro Pereira (5) – Fernando (25), Moutinho (8), Lucho (3) – James Rodriguez (19), Varela (17), Hulk (12).

– Du côté de Manchester City, Roberto Mancini semble prendre la Ligue Europa au sérieux puisque les cadres sont présents dès le coup d’envoi. Seul De Jong et Nasri sont les deux remplaçants qui sortent du banc de touche : Hart (25), Richards (2), Kompany (4), Lescott (6), Clichy (22) – De Jong (34), Barry (18), Touré (42), Silva (21), Nasri (19) – Balotelli (45).

Première mi-temps portugaise :

Comme évoqué dans l’introduction de ce billet, les deux équipes ont eu leurs mi-temps et la première a été pour le FC Porto. Les tenants du titre sont en effet sortis vainqueurs des dix premières minutes de jeu, remportant la très importante bataille du milieu face à des Skyblues organisés en 4-3-3. Au coup d’envoi, Roberto Mancini décide en effet d’aligner De Jong, Barry et Touré sur la même ligne pour en dégager un du pressing des deux relayeurs de Porto (Lucho ou Moutinho), tout en comptant sur les déplacements à l’intérieur du terrain de Silva ou de Nasri pour être à la réception de ces ballons de relance.

Comme souvent, l’objectif du premier rideau défensif, ici derrière Hulk et couvert par Fernando positionné devant la défense, a pour but de couper la relation entre relance et attaque. Celui de Porto coulisse sur la largeur, fermant l’axe et obligeant Manchester City à passer par les côtés et ses latéraux pour remonter le ballon. Une fois ces derniers arrivés dans cette zone, la plupart du temps côté gauche via Clichy, Porto bascule en phase de repli.

Dans cette phase, la ligne de quatre formée par les Portugais dans le camp adverse se casse. Moutinho décroche de sa position aux côtés de Lucho pour se retrouver à hauteur de Fernando. Réunis devant la défense, les deux hommes ont pour objectif de suivre les déplacements des deux principaux créateurs de Manchester City : Yaya Touré, venu de l’arrière, et David Silva qui rentre de son aile droite. Devant, Lucho tente de perturbe le jeu latéral des Citizens et fait office de premier relais en cas de ballon récupéré. Les ailiers marquent eux les latéraux. Derrière, les quatre défenseurs s’occupent des deux offensifs restants (Balotelli et Nasri en première mi-temps).

Ci-dessus, un exemple du travail de Porto dans sa moitié de terrain. Le ballon est dans les pieds de Clichy. Marqué par Varela, Lucho et Danilo sont sur les solutions verticales et latérales. Fernando couvre lui la montée de Yaya Touré, tandis que Moutinho, décrochant de la ligne du milieu de terrain, en fait de même avec Silva. Les deux milieux de Porto ratissent ainsi un nombre incalculable de ballons, soit dans les pieds de Touré et Silva, soit en anticipant sur les passes. En fin de première mi-temps, City commence à trouver la faille en faisant participer un joueur supplémentaire dans leur zone, au choix grâce aux montées de Barry ou aux déplacements de Nasri au coeur du jeu.

Très bon dans le quadrillage du terrain, le FC Porto brille aussi dans l’utilisation du ballon, notamment en le milieu anglais en situation d’infériorité numérique. En phase de construction, Porto est organisé sur trois lignes dans l’axe : sur la première, Fernando redescend à hauteur de ces défenseurs centraux pour couvrir et relancer. Sur la seconde, on retrouve Moutinho et les latéraux, qui offrent des appuis devant le milieu de terrain de City (qui évolue en 4-4-1-1 avec Touré et Balotelli devant une fois dans sa moitié de terrain). Enfin sur la troisième, en soutien de Hulk, Lucho bénéficie du soutien de James Rodriguez qui quitte très souvent son côté gauche pour venir travailler à l’intérieur du terrain (en blanc), dans le même registre que Silva à City.

Outre une relance facilitée par le recul de Manchester City dans sa moitié de terrain, le FC Porto domine l’entrejeu en profitant des intervalles. En rentrant dans l’axe, Rodriguez crée une situation de deux contre deux avec Lucho dans la zone gardée par la paire De Jong-Barry (en jaune). Derrière eux, Moutinho peut les rejoindre en se projetant et, lorsqu’il ne le fait pas, est rejoint par Fernando qui, une fois le ballon dans le camp de City, remonte pour participer à sa circulation (en bleu). Devant, Varela et Hulk sont censés apporter de la profondeur et du mouvement dans les 20 derniers mètres. Aux alentours de la demi-heure de jeu, le premier commence lui aussi à rentrer à l’intérieur (en jaune) pour participer au jeu, Hulk multipliant les courses sur les extérieurs -l’une d’entre elles aboutissant à l’ouverture du score.

Résultat, Porto met en place un circuit de passes courtes très efficaces dans le camp adverse, en limitant les distances autour de Lucho Gonzales -Varela et James Rodriguez à ses côtés mais aussi Fernando et Moutinho en retrait. Cet ensemble multiplie ainsi les combinaisons au coeur du jeu, forçant le milieu de City à resserrer dans l’axe et libérant les couloirs. Ainsi, à plusieurs reprises, Alvaro Pereira se retrouve mis sur orbite sur l’aile gauche après plusieurs échanges sur la droite du terrain (en bleu). Exemple avec la capture ci-dessous qui montre bien la liberté de Rodriguez et le penchant de Porto pour les préparations côté droit avant un renversement côté gauche (en blanc, Varela, Hulk et James Rodriguez – en bleu, Lucho et Moutinho – en noir, Fernando et Maicon, passé à droite après la blessure de Danilo et l’entrée de Mangala).

Deuxième mi-temps anglaise :

Complètement hors du coup durant la première mi-temps, Manchester City revient transformé du repos. La fin du premier acte avait déjà montré un Nasri beaucoup plus actif entre les lignes et au coeur du jeu. Le Français poursuit dans cette voix au retour des vestiaires, devenant une troisième solution pour la relance des Skyblues, avec Silva et Touré (opérée par Barry et De Jong). Alors que le Français était censé évoluer, à l’instar de Varela en début de partie côté Porto, comme un deuxième attaquant dans les 20 derniers mètres adverses cherchant à profiter des brèches crées par ses partenaires, le système de jeu de Manchester City doit le remplacer.

En début de deuxième mi-temps, c’est Richards qui va endosser ce rôle en faisant parler sa puissance aux dépens de James Rodriguez. Le latéral droit multiplie les déboulées sur le flanc droit pour conclure des actions construites dans l’axe via des échanges entre Touré, Silva, Nasri voire Balotelli en appui. Plus bas, l’ajout d’une troisième solution pour les relanceurs perturbe le pressing de Porto, Fernando et Moutinho pouvant se retrouver dépassés par le nombre si Nasri, Touré et Silva viennent proposer des solutions au porteur, qu’il soit axial (De Jong, Barry) ou excentré (Clichy, Richards).

Meilleur dans l’utilisation du ballon, City l’est aussi dans son quadrillage du terrain. Le bloc mancunien se positionne une bonne quinzaine de mètres plus par rapport à la première période, formant désormais un véritable 4-4-2 avec Touré et Balotelli (ou Silva ci-dessus) sur la même ligne et à la pointe du pressing. Ce premier rideau, complété par le soutien proche des deux autres offensifs, coulisse sur toute la largeur du terrain, s’opposant à la relance à trois de Porto (Fernando, Mangala, Rolando). En couverture de ce premier rideau, De Jong et Barry se retrouvent au marquage de ceux qui évoluent désormais en tant que relayeurs pour Porto, Moutinho et Lucho. Plus forts sur le plan athlétique, les deux Mancuniens s’imposent dans les duels et éteignent leurs adversaires.

Soulagée par l’agressivité retrouvée de son milieu de terrain, la défense de Manchester City peut du coup suivre à la trace les mouvements des trois offensifs de Porto. Richards peut désormais sortir sur James Rodriguez sans grand risque de voir Hulk prend l’espace dans son dos et être immédiatement servi. Hyperactif en première mi-temps, le Colombien est quasi introuvable à la reprise. Idem pour Varela côté droit et Hulk qui, malgré ses efforts, connaît beaucoup de déchets dans ses prises de balle et ses transmissions, le pressing de Lescott et Kompany n’aidant pas. Côté Porto, le coaching ne changera rien à l’affaire. Côté City, l’égalisation venue de nulle part de Balotelli permet de gérer la fin de la rencontre… Et le but d’Aguero quelques minutes après son entrée en jeu assure à Mancini un retour plus qu’abordable.

Conclusion :

Porto sortira certainement de ce match avec beaucoup de regrets. La première mi-temps des Portugais a été exemplaire, tant dans l’organisation défensive -avec Fernando en tête, exceptionnel face à Touré- que l’animation offensive -où Lucho s’est signalé grâce à tous les soutiens proches de lui…-. City a laissé passer l’orage en se recroquevillant dans sa moitié de terrain, son milieu encaissant les coups mais sa défense restant en surnombre dans la surface de réparation. A la reprise, le bloc plus haut des Skyblues a considérablement gêné la construction adverse, qui n’a plus trouvé ses relais les plus efficaces (Moutinho, Lucho, Rodriguez), et l’ajout d’une solution entre les lignes de Porto (Nasri) combiné à la puissance de Richards sur l’aile droite a permis de créer les premières brèches dans le milieu de terrain portugais.

France F – Pays-Bas : 2012 commence bien

On avait quitté l’équipe de France féminine à l’automne dernier, après un très large succès face au Mexique (5-0)en match amical. Hier soir, les joueuses de Bruno Bini effectuaient leur rentrée à Nîmes, là encore pour un match amical, face aux Pays-Bas. Et si le score est moins éclatant que face aux Sud-Américaines, l’essentiel est là avec une nouvelle victoire à la clé (2-1).

Les Pays-Bas représentent une nation forte du foot féminin (avec une 14ème place au classement Fifa). Surtout, les Bleues n’avaient plus battue les Oranges depuis 2007… Hier, ce sont d’ailleurs bien les Néerlandaises qui ont ouvert le score en première période grâce à un but de Sptise sur coup-franc.

Marie-Laure Delie : 30 buts en 32 sélections.

L’équipe de France semblait donc retomber dans ses travers en encaissant une fois de plus l’ouverture du score, malgré une domination permanente et plusieurs occasions. Bruno Bini a-t-il haussé le ton à la pause ? Toujours est-il que Le Sommer permettait aux Tricolores d’égaliser après moins de 10 minutes de jeu.

Une douzaine de minutes plus tard, c’est Marie-Laure Delie qui a inscrit son 30ème but en 32 sélections pour permettre à la France de se diriger vers sa première victoire de l’année. De quoi envisager la suite avec optimisme, avant le tournoi de Chypre, du 24 février au 7 mars.

Milan AC 4-0 Arsenal, l’analyse tactique

De match il n’y a pas eu. Alors que le tirage au sort promettait une double confrontation assez ouverte en le Milan AC et Arsenal, les Rossoneri se sont attachés à la plier au bout des 90 premières minutes. Supérieurs à leurs adversaires dans tous les domaines -et en particulier sur le plan tactique-, ils se sont imposés logiquement et en faisant forte impression.

Les compositions :

Par rapport à sa sortie d’il y a dix jours face à Naples, Massimiliano Allegri conserve dix des onze joueurs qui ont débuté la rencontre de Série A. De retour de blessure, Boateng remplace Emanuelson dans le onze de départ : Abbiati (32) – Abate (20), Mexès (5), Thiago Silva (33), Antonini (77) – Van Bommel (4), Nocerino (22), Seedorf (10), Boateng (27) – Robinho (70), Ibrahimovic (11).

Du côté des visiteurs, Arsène Wenger fait le choix d’une milieu densifié. L’une des flèches habituellement alignées sur les ailes en fait les frais : Oxlade-Chamberlain débute sur le banc, et laisse le flanc gauche à Rosicky : Szczesny (13) – Sagna (3), Koscielny (6), Vermaelen (5), Gibbs (28) – Song (17), Arteta (8), Ramsey (16), Rosicky (7) – Walcott (14), Van Persie (10).

Le Milan AC attend le contre :

Le premier fait marquant de la rencontre se trouve dans les compositions des deux équipes : à défaut d’évoluer dans les mêmes systèmes de jeu (4-2-3-1 pour Arsenal, 4-3-1-2 pour le Milan), les deux formations alignent des profils assez similaires parmi les six plus offensifs. Au-delà des défenseurs et latéraux, Arsenal et Milan alignent quatre joueurs préférant l’axe (Rosicky, Ramsey, Arteta et Song contre Boateng, Nocerino, Seedorf et Van Bommel), un accélérateur (Walcott contre Robinho) et un attaquant sachant tout faire (Van Persie contre Ibrahimovic). Reste à savoir comme tout cela va s’articuler.

Premier point très important de la rencontre : l’absence de pressing des milieux de terrain milanais (Van Bommel, Nocerino et Seedorf) passé les premiers instants de la partie. Lorsqu’il n’a plus le ballon, le Milan AC se replie sur trois lignes dans sa moitié de terrain : une défense à quatre sur ses 20 mètres, protégée par trois milieux de terrain à environ 35 mètres de leurs buts et trois attaquants devant au niveau de la ligne médiane. Ces derniers (Boateng, Ibrahimovic et Robinho) évoluent ainsi à hauteur de la ligne Arteta-Song et perturbent, voire interceptent, les transmissions des deux rampes de lancement des Gunners.

Offensivement, Arsenal propose trois lignes de deux joueurs dans l’axe, l’occupation et l’animation des couloirs revenant aux latéraux. Ainsi, devant les relanceurs Arteta et Song, Rosicky et Ramsey évoluent au coeur du jeu, entre la défense et le milieu adverse. Devant, Van Persie et Walcott doivent peser sur la défense et tenter de la percer en prenant la profondeur. Problème, l’ensemble de ces solutions sont bien enfermées par le bloc des sept Milanais dans leurs 30 mètres.

Bien bloqués par les trois attaquants milanais, Arteta et Song ont du mal à trouver des solutions au coeur du jeu, et lorsque Sagna et Gibbs se présentent pour tenter de contourner le milieu à trois milanais, ils font face à quatre ou cinq Milanais tentant de bloquer deux ou trois solutions parmi les plus courtes. Bref, excepté sur de trop rares passes dans des situations où Arteta et Song se sont libérés du milieu de terrain et font face à des Milanais sur le reculoir, Arsenal ne trouve pas ses meneurs.

Et quand ils écartent, les latéraux manquent de soutien pour combiner sur les ailes… Et le Milan réagit en conséquence : en cas de tentative de débordement de Gibbs ou Sagna, l’un des milieux excentrés -Nocerino ou Seedorf/Emanuelson- vient à la rencontre de celui-ci et Boateng redescend d’une ligne pour conserver une ligne de trois joueurs dans l’axe.

Forcés de monter, les latéraux d’Arsenal libèrent aussi les couloirs et les Milanais en profitent en contre. Sur chaque ballon ressorti de son bloc défensif (4+3), le Milan élimine au minimum six joueurs et se retrouve avec au minimum un quatre contre trois à jouer face à des axiaux. Arteta et Song ne peuvent pas se livrer, sous peine de risquer l’égalité -voire l’infériorité- numérique. Le premier relais milanais (Ibrahimovic) peut alors orienter le contre à sa guise alors et ses deux partenaires exploitent les espaces dans le dos des latéraux des Gunners.

Le Milan AC avec le ballon :

Mais les Milanais ne sont pas dangereux que sur leurs contre-attaques. Ils font aussi preuve d’une très grande intelligence sur leurs attaques placées et quadrillent parfaitement la moitié de terrain des Gunners lorsqu’ils y conservent le ballon. Comme face à Naples il y a dix jours, les positionnements excentrés des deux milieux relayeurs ont une importance capitale dans l’animation du Milan.

Sur le papier, Arsenal avait calqué ses milieux de terrain sur ceux du Milan AC : Ramsey sur Van Bommel et Arteta-Song face à Seedorf et Nocerino. Dans la pratique, et -toujours- comme face à Naples, les milieux milanais évoluent en fait très loin de la zone où étaient positionnés les milieux d’Arsenal en phase défensive. Ainsi, sur la plupart des constructions milanaises, Arteta et Song redescendent devant leur défense afin de la soutenir face aux trois attaquants milanais pesant sur l’axe. A chaque fois, l’un de ces trois derniers évoluaient entre eux (ci-dessus Boateng).

Sur les côtés, les deux ailiers d’Arsenal semblent avoir pour mission première de défendre face aux montées des latéraux milanais, un classique du 4-2-3-1. Résultat, Nocerino et Seedorf (puis Emanuelson), en s’excentrant légèrement pour quitter la zone où Arteta ou Song peuvent sortir au pressing, se retrouvent sans véritable adversaire direct pour limiter leur influence dès leurs prises de balle.

En d’autres termes, lorsque l’un ou l’autre touche le ballon dans le camp adverse, un joueur d’Arsenal doit dézoner et libérer un espace pour tenter de l’arrêter. Si c’est un milieu défensif (Arteta ou Song), cela libère de l’espace dans l’axe pour un attaquant. Si c’est un ailier (Rosicky ou Walcott) au cas où Arsenal évoluerait très bas, c’est le latéral qui se retrouve libéré sur l’extérieur. Enfin, si c’est un latéral (Sagna ou Gibbs) qui sort, cela libère la profondeur pour l’appel d’un attaquant. C’est ce qui arrive sur le second but du Milan, avec le débordement d’Ibrahimovic sur l’aile gauche dans le dos de Sagna sur passe d’Emanuelson.

La tentative de réaction des Gunners :

Le dernier quart d’heure de la première mi-temps voit les Gunners tenter de mettre plus de mouvement verticaux devant pour tenter de perturber le bloc défensif milanais. Van Persie tente notamment de décrocher pour toucher des ballons mais est suivi de près par Thiago Silva (qui fera d’ailleurs plusieurs fautes sur le Néerlandais dans ces situations). A la reprise, Wenger fait en sorte de rémédier à cela en ajoutant un second attaquant axial (Henry), espérant de la sorte libérer Van Persie afin qu’il puisse offrir un relais entre les lignes milanaises.

Conséquence de ce changement, Arsenal passe dans un véritable 4-4-2. Ramsey récupère à droite le poste laissé vacant par Walcott, remplacé. Avec Rosicky, le Gallois s’attache notamment à limiter l’influence de Emanuelson et Nocerino dans le camp adverse. Mais les joueurs d’Arsenal ne pourront rien pour endiguer la montée en puissance de Ibrahimovic en deuxième mi-temps. Obligés de se rapprocher de leurs attaquants, Arteta et Song s’éloignent de leurs défenseurs qui se retrouvent rapidement aux duels avec le Suédois qui fait les différences.

A vingt minutes de la fin, et après une alerte sur une première combinaison entre Henry et Van Persie devant la défense (sur service de Song), Allegri passe en mode gestion en faisant entrer Ambrosini à la place de Boateng pour passer en 4-4-2. Calqués l’un sur l’autre, les deux systèmes de jeu se neutralisent, ne laissant de la place qu’aux réussites individuelles pour faire des différences. Ibrahimovic en fera une pour ajouter un quatrième but, Oxlade-Chamberlain en fera aussi une sur son aile droite pour un centre repris par Van Persie mais capté par Abbiati.

Conclusion :

Pas de photo possible entre les deux formations, Milan a dominé la rencontre du début jusqu’à la fin et ce, sans avoir la possession de balle au bout des 90 minutes. Les Milanais se sont appuyés sur leur efficacité dans les 30 derniers mètres des deux camps. Le bloc de sept joueurs n’a laissé que très peu de failles en défense et la justesse d’Ibrahimovic combiné à la vitesse des appels de Robinho et Boateng a fait éclater la défense d’Arsenal. Il faut dire que les Gunners n’ont jamais su trouver la solution pour faire autre chose que subir une fois le ballon perdu et ce, quelque soit la distance séparant le cuir et Szczesny au moment de la perte.

Argentine : un Clausura, des espoirs

Après la triste Apertura 2011, tous les espoirs sont permis pour l’année 2012. Entre retours sur le banc, changement de présidents et équipes revanchardes, il faut reconnaître que tous les ingrédients sont là pour redorer le blason d’une compétition bien décevante.

Nous avons quitté l’Argentine sur la victoire de Boca au terme d’un des tournois les moins intéressants de ces dernières années. La meilleure défense, invaincue lors du tournoi, avait ainsi vu son titre quelque peu éclipsé par l’absence de concurrence et surtout la médiocrité globale des rencontres. Preuve de cette baisse globale de niveau, les performances en Coupe face aux équipes de Primera B ou encore les quelques performances lors des tournois d’été (citons la défaite logique du Racing, dauphin de Boca face à River). Pourtant, tous les espoirs sont permis pour le Clausura 2012.

Premièrement parce que plusieurs clubs ont vécu des élections et ont ainsi vu des changements à leur tête. Le premier concerné, Boca, ne devrait pas subir de vastes changements au vu des derniers résultats et reste, malgré l’impossibilité d’aligner l’une de ses principales recrue de l’été Santiago Silva, le principal favori à sa propre succession. Mais pour le Racing et son nouveau président, Gaston Cogorno, le plus jeune de l’histoire du club, ce Clausura est placé sous le signe de l’ambition. Retour de Coco Basile sur le banc en remplacement du défensif Diego Simeone, les stars colombiennes Gio et Teó conservées, le Racing a tout du parfait favori. Autre nouveau président, Javier Cantero arrive à la tête d’un Independiente dont la principale recrue est le prolifique Ernesto Farías et qui, sous la direction de Ramón Díaz a manqué de peu la Libertadores. Reste que l’un des principaux favori devrait une nouvelle fois être Vélez. Peu concerné par le dernier tournoi, pourtant terminé à la troisième place, le Fortín de Gareca, renforcé par le retour au club de Mauro Óbolo (un temps annoncé à Boca) et l’arrivée de l’ancien de la maison Xeneizes Federico Insúa, devrait être placé en fin de tournoi.

A suivre également, la révolte d’Estudiantes, à la rue lors du dernier tournoi, et dont l’icône Verón a décidé de prolonger de six mois et qui rapatrie Mariano Andújar, mais aussi les promus 2011, grands animateurs du dernier tournoi : Belgrano qui attire l’un des espoirs colombien Marco Pérez, ou encore l’Atlético Rafaela, longtemps à la lutte pour le titre avant de céder. Un dernier espoir enfin avec les outsiders de ces dernières années que sont Lanús et Godoy Cruz, les deux autres représentants argentins en Libertadores.

Loin des espoirs de titre, le Clausura 2012 sera également celui où un autre géant luttera pour sa survie. Un an après River, c’est San Lorenzo qui se voit au pied du mur à l’orée de ce tournoi. Actuellement en position de barragiste, le Ciclón, dont l’attaque est renforcée par l’arrivée de l’ancien parisien Carlos Bueno, décisif avec Querétaro en fin d’année 2011, n’a d’autre choix que de réaliser un tournoi quasi parfait. Sa lutte à distance avec All Boys, Tigre, Olimpo, Unión et surtout Arsenal et Newell’s promet de grandes étincelles. Vous l’aurez compris : après un triste Apertura, le Clausura 2012 sera passionnant.

1ere journée : Boca, Rafaela et Lanús frappent d’entrée.

Finalement la première journée aura été dans la continuité du dernier tournoi. Dans sa Bombonera, Boca fait parler son réalisme et sa solidité pour écarter Olimpo alors que Rafaela atomise Banfield toujours aussi dépassé par les évènements. Autre gros coup de cette journée, Lanús coule San Lorenzo (4-1) et plonge le Ciclón dans ses doutes dès le début du tournoi. Pas d’effet Basile au Racing, accroché par un très bon Tigre alors que Vélez et Godoy se neutralisent.

Les résultats :

Boca Juniors 2 – 0 Olimpo
Lanús 4 – 1 San Lorenzo
Belgrano 0 – 0 All Boys
Estudiantes 1 – 1 Newell’s Old Boys
San Martín San Juan 1 – 0 Independiente
Atlético Rafaela 3 – 0 Banfield
Racing Club 0 – 0 Tigre
Vélez Sarsfield 1 – 1 Godoy Cruz
Argentinos Juniors 0 – 0 Unión Santa Fe
Colón 0 – 0 Arsenal

L’ensemble des buts en vidéo :

Ce que Nolan Roux apporte au LOSC

Arrivé cet hiver de Brest, Nolan Roux est déjà bien intégré à la pointe de l’attaque lilloise. Analyse des implications de ce transfert pour le jeu du LOSC.

Plus de profondeur

Ce qui manquait au LOSC depuis le départ de Gervinho pour Arsenal l’été dernier, c’était la profondeur. Dimitri Payet, arrivé pour remplacer l’Ivoirien, n’évolue pas dans le même registre, préférant les ballons dans les pieds et partir de plus bas. De même, Joe Cole n’a plus la vitesse de sa prime jeunesse et évolue surtout en soutien. En pointe, Moussa Sow, s’il est un bon point de fixation, manque de la rapidité et de l’intelligence de déplacement nécessaires pour jouer dans le dos de la défense.

Cela posait particulièrement problème lors des remontées de balle lilloises, qui manquaient parfois de vitesse et de verticalité faute de solutions dans la profondeur. Alors que le LOSC peine souvent à déstabiliser un bloc défensif regroupé et fermant les espaces, l’efficacité de son pressing haut se retrouvait limitée par une patience contrainte à la récupération du ballon.

L’arrivée de Nolan Roux devrait changer cet état de fait. L’ancien Brestois sollicite plus régulièrement le ballon dans le dos des défenses. Il est en outre plus rapide que le Sénégalais, plus à même d’avaler les espaces. Il offre une solution de jeu plus directe dès la récupération du ballon.

Plus de mobilité

Si Moussa Sow peut aussi jouer sur une aile, lorsqu’il était aligné en pointe, il ne dézonait que rarement de l’axe, préférant occuper les deux défenseurs centraux adverses. Au contraire, Nolan Roux a déjà montré son goût pour les déplacements dans la largeur. Cela offre de nouvelles perspectives offensives pour le LOSC. Les permutations déjà nombreuses entre Hazard et Cole devront s’accomoder de cette mobilité de Roux, pour créer plus de brèches. On a notamment déjà pu noter une relation intéressante avec l’Anglais en première mi-temps à Valenciennes, en coupe de France mercredi soir (défaite 2-1).

Plus d’activité

L’attaquant formé à Lens aime s’impliquer davantage dans la construction que Moussa Sow. D’où des décrochages pour être au cœur du jeu et se sortir du marquage adverse. Cela lui permet de se retrouver en position de frappe aux 25 mètres, zone où il ne manque pas d’adresse. Au contraire du Sénégalais, plutôt joueur de surface.

Ce surplus d’activité, s’il est bénéfique en terme de solutions dans la construction du jeu, doit toutefois être canalisé pour ne pas nuire à la fluidité de l’ensemble. À trop vouloir se disperser, Nolan Roux risque au final de ne pas se trouver au bon endroit au bon moment, ce qui est attendu d’un avant-centre. Si ses déplacements peuvent déstabiliser une défense, ils peuvent aussi mener à un manque de présence dans la surface adverse. Aux milieux lillois de s’adapter en se projetant plus dans la zone décisive pour compenser. Cela pourrait permettre à Hazard et Cole d’être encore plus dangereux devant le but.

Nolan Roux n’est par ailleurs pas avare d’efforts lorsqu’il s’agit de défendre et presser, ce qui cadre bien avec la philosophie défensive lilloise de pressing haut dès la perte du ballon. Il est toutefois moins puissant que le Sénégalais, ce qui peut être préjudiciable en phase offensive dans les duels et lorsque les espaces sont restreints. Mais l’ancien Brestois compense avec une stratégie d’évitement, par ses déplacements et son agilité, ce qui le rend plus difficile à marquer.

Prouver sur la durée

Nolan Roux est un attaquant plus complet que Moussa Sow, et son profil semble convenir au jeu prôné par Rudi Garcia. Il a ce qu’il faut pour exploser au LOSC. À condition que les blessures le laissent tranquille. Lille a en outre réalisé une bonne opération financière, ne dépensant que huit des douze millions d’euros récupérés par la vente de Sow à Fenerbahçe. Nolan Roux, déjà auteur de trois buts sous son nouveau maillot, doit maintenant prouver sur la durée qu’il est capable de franchir un pallier et mener l’attaque d’un prétendant au titre de champion de France.

La Twatch du 11 au 14 février 2012

Samedi 11 février 2012 :

– Lucho a quitté Marseille mais les braqueurs ne l’ont pas suivi jusqu’à Porto. Vendredi soir, Senah Mango a été victime d’un car-jacking avec sa compagne. Un évènement qui intervient quelques semaines seulement après le démantèlement d’un gang responsable de plusieurs attaques au domicile des joueurs de l’OM…

– Luis Suarez retrouve Patrice Evra et décide de ne pas lui serrer la main. Déchaînement des passions de Canal à Old Trafford. Après s’être confondu en (fausses) excuses le lendemain, l’Uruguayen aurait demandé à ses dirigeants de pouvoir quitter le club dès l’été prochain. Une demande qui aurait été acceptée. Pendant ce temps-là, This is Anfield est inspiré. Sur le terrain, Manchester United domine Liverpool (2-1) et suit le rythme de Manchester City au sommet de la Premier League.

– Responsable du renouveau de Sunderland, Martin O’Neill a vu son équipe s’incliner face à Arsenal à cause de Thierry Henry, buteur dans les arrêts de jeu pour sa dernière apparition de la saison en championnat : “[Henry] avait ete formidable quand il etait ici, et ne s’est pas trop mal debrouille quand il est revenu.” A Londres, la Carlo Molinari Connection enflamme White Hart Lane : Tottenham passe cinq buts à Newcastle avec quatre passes décisives et un but d’Adebayor et un doublé de Saha pour sa première titularisation.

“Ciao Giada, je suis Alessandro Del Piero. J’espère que tu vas pouvoir te réveiller le plus vite possible pour regarder les matches de la Juve, pour venir me voir et surtout pour apprendre à te connaître.” Voilà le message, enregistré par la future légende de la Juve, qui aurait sorti du coma une fille de 12 ans.

Dimanche 12 février 2012 :

– Luis Suarez fait déjà des émules. A Birmingham, l’enfant-mascotte d’Aston Villa snobe celui de Manchester City.

– Récent démissionnaire de son poste de sélectionneur de l’équipe nationale d’Angleterre, Fabio Capello aurait déjà trouvé un pied à terre. Pas l’Inter, qui est retombé dans ses travers après un renouveau au début de l’hiver, mais le club russe d’Anzhi à la recherche d’un entraîneur de renom pour la reprise à venir du championnat russe.

– En Espagne, le Real Madrid porte son avance sur le FC Barcelone à dix points après la défaite de ce dernier sur la pelouse d’Osasuna. Xavi, Iniesta et Busquets n’ont pas débuté la partie au contraire de Puyol qui a ainsi connu sa première défaite en 57 rencontres, un record dans l’histoire du club. Pendant ce temps-là, Jérémy Toulalan enflamme la presse espagnole pour sa performance face au Real Majorque : il a marqué UN but !

– Dans le choc du week-end en Italie, le Milan AC rentre de son déplacement à Udine avec les trois points en poche grâce à Maxi Lopez et El-Shaarawy… Et Massimo Ambrosini retourne en Lombardie avec le genou d’Isla. Saison terminée pour le Chilien, victime d’une rupture ligamentaire du genou.

– Match de folie en Ligue 1 avec une rencontre à neuf buts entre Lille et Bordeaux. Bien aidé par un Maurice-Belay en feu à la pointe de l’attaque bordelaise, Ludovic Obraniak a pu savourer sa revanche durant toute la soirée, la rencontre s’étant jouée à 15h en raison du froid.

– Finale de la CAN 2012 : la Zambie s’impose aux tirs au but face à la Côte d’Ivoire. Bénéficiant d’un penalty à vingt minutes de la fin, Didier Drogba aurait pu être le héros de la finale mais sa frappe a envoyé le ballon au-dessus de la barre transversale de Mweene, qui a récupéré la panoplie de l’homme du match lors de la séance de tirs au but. Pas de maison à 60 millions de francs CFA pour Didier donc.

Lundi 13 février 2012 :

– Moustache FC disserte sur l’arrêt prématuré de CFoot, la chaîne TNT de la Ligue, lancée il y a pourtant moins d’un an. Lien toujours, sur les Cahiers du Football, Richard N. revient sur le sacre continental de la Zambie, une victoire sur le destin.

– Alors que la Coupe d’Afrique des Nations referme à peine ses portes et se tourne déjà vers sa prochaine édition (qui aura lieu dans seulement un an afin de la place dans une année sans grandes compétitions internationales -Euro, Coupe du Monde), la CAF refuse d’accéder aux requêtes des clubs européens qui souhaiteraient la voir organisée tous les quatre ans. Raison invoquée, le besoin de construire des équipements partout sur le continent.

– Eden Hazard se confie lui à la RTBF et annonce qu’il ira “peut-être à Tottenham, c’est un grand club.” Bale à gauche, Hazard à droite, il ne manque que Ta dans l’axe.

– José Maria Del Nido en rajoute une couche dans l’opposition entre France, via les Guignols de l’info, et Espagne concernant le dopage. Son FC Séville a arboré un magnifique maillot “Liberté, Egalité, Superioridad…” au moment d’affronter la Real Sociedad, entraînée par Philippe Montanier. Pas de bol, la Real de l’entraîneur français s’est imposée 2-0.

– Football de gauche ou football de droite ? Football à trois côtés répond Footalitaire.

Mardi 14 février 2012 :

– Peguy Luyindula réintègre l’effectif du Paris Saint-Germain. “On recommence et on va de l’avant” a déclaré Leonardo à son sujet. Une mèche s’éteint -presque, le joueur réclamant toujours six millions d’euros pour les préjudices subis-, une autre s’allume : Ceara se livre dans France Football alors qu’il s’est retrouvé dans les tribunes à l’arrivée de Carlo Ancelotti et à six mois de la fin de son contrat. «Tout cela est une stratégie pour que je pète un plomb et que je parte (…) C’est décevant, mais le foot est devenu un business. On privilégie les jeunes qui peuvent rapporter de l’argent. Je vais me battre jusqu’au bout pour me faire une place. Même si je sais que peu importe mes efforts à l’entraînement, cela ne changera rien. Je ne jouerai pas…» Bilan, le Brésilien sera titulaire pour affronter Dijon le lendemain, en Coupe de France.

– Alors que Shaqiri est attendu en Bavière à la fin de la saison, Franz Beckenbauer décoche sur Arjen Robben : “il est égoïste, quand il marque par exemple, il ne court pas vers ses coéquipiers mais vers sa famille, laissant ses coéquipiers courir derrière lui.”

Bien présent sur l’info, Sharkfoot révèle une affaire qui pourrait faire du bruit en Gironde : Bordeaux aurait, selon les dires de l’agent Paulo Teixeira, détourné 2M€ sur le transfert de Paulo Miranda.

– Voilà maintenant plusieurs années que le football écossais est sinistré sur le plan économique. Nouvel exemple cette semaine : les Glasgow Rangers sont placés en redressement judiciaire par un tribunal d’Edimbourg. Pour une affaire d’arriérés d’impôts, le club pourrait être contraints de verser près de 90M€ au fisc britannique… Sportivement, ils ont perdu 10 points dans cette affaire, laissant le Celtic seul en tête avec désormais 14 points d’avance.

Le lexique appliqué des célébrations de but (2/3)

Pour les buteurs fantasques, habituels ou occasionnels, la célébration de but reste un moment à part. Certains se concertent, y réfléchissent avant le match, d’autres agissent sur le fait, souvent surpris. Attaquants, milieux de terrain, défenseurs, personne ne peut rester insensible à l’émotion que procure le but (à part si on s’appelle Mario B.). Explosions de joie, rituels, danses, mises en scène, de Batistuta à Maoulida en passant par d’obscurs Islandais, vous allez bientôt tout savoir sur la célébration de but. Après le succès du premier épisode, voici le tant attendu Tome 2, de la lettre « F » à la lettre « P ».

Fou : mais si, tu sais, c’est le geste que fait Luca Toni lorsqu’il marque. Tu sais, quand on dirait qu’il secoue une noix de coco imaginaire près de son oreille pour écouter son jus. Mais en fait, ce n’est pas ça du tout. Il mime le geste d’un fou. C’est vrai que c’est fou de marquer contre Cesena ou Novara. Mais c’est encore plus fou d’aller jouer aux Emirats Arabes Unis pour marquer contre Ajman ou contre Al Sharjah.

Glissade sur les genoux : telle est l’une des célébrations préférées des scorers anglais. Sur des pelouses bien vertes, grasses et arrosées d’un petit crachin britannique, les attaquants d’outre-Manche se laissent souvent aller à ces glissades sur les genoux afin de montrer toute leur rage et toute leur détermination. Glissant ainsi sur plusieurs mètres, le record du monde est détenu par Didier Drogba qui a parcouru l’énorme distance de 6 mètres 34, soit la longueur d’un Renault Advantime et de sa caravane pliante. Malheureusement, cette célébration n’est pas donnée à tout le monde, en effet Dario Silva, ancien-joueur uruguayen, ne peut plus célébrer ses buts de cette façon. Il est amputé d’une jambe suite à un accident de voiture en 2006. Fernando Torres ne célèbre plus ses buts de cette manière non plus. Mais c’est pour une autre raison. Il ne marque plus. Les joueurs de l’équipe 3 de Saint-Menoux évoluant en troisième division de district sont, eux aussi, dans l’incapacité de glisser sur les genoux après les buts de leur attaquant vedette Marcel Michard, sous peine de s’arracher l’épiderme sur quinze centimètres. Effectivement, leur terrain est en turf.

Islandais : j’ai vraiment besoin de parler de ces Islandais ? Vues et revues, ces célébrations de buts singulières ont fait le tour de YouTube, des zappings de Téléfoot, de l’Équipe du Dimanche, du CFC, de Stade 2, de Sport 6, de Tout le Sport, d’Infosport, d’Eurosport, de L’Equipe TV, de Ma Chaîne Sport, d’ESPN, de Canal + Sport et j’en passe. Chiottes, pêche, Rambo, accouchement, tout y est passé. Après l’éruption du volcan Eyjafjallajokull, c’est ce que l’Islande a apporté de pire au monde contemporain.

Mitraillette : s’il a rencontré sa future femme dans une partie de Curling (true story), c’est au football que Batistuta s’illustrera le plus. S’il n’a pas participé à la Guerre des Malouines, Batigol s’est largement rattrapé en célébrant ses buts en imitant la mitraillette. Sans doute en rapport avec son tempérament de tueur sur le terrain, ou peut être pour faire taire ses détracteurs. Rien qu’à la Fiorentina, il aura effectué ce geste à 227 reprises. Sachant qu’il tuait 3,27 personnes à chaque célébration, il a, en tout, mis fin aux jours de 742 spectateurs. Anders Behring Breivik peut aller se coucher.

Masturbation : non, ce n’est pas la célébration de but de Brandão. Mais bien de la super star internationale du cinéma turc Pascal Nouma. Après avoir montré son cul à Lens et à Galatasaray, après avoir cassé la cheville de Raschke et le nez de Pascal Pierre, après avoir été expulsé 26 fois par saison, après avoir dézingué Mills en Ligue des Champions, après avoir craché à la gueule d’un joueur de Genclerbirligi, après avoir mis un coup de poing à un autre joueur du même club, après avoir été surnommé Disco Nouma à cause de ses trop nombreuses sorties en boîte, Pascal Nouma fait parler de lui une dernière fois sur un terrain de football en mimant une masturbation suite à un but important pour son club de Besiktas contre l’ennemi juré Fenerbahçe. Son imitation de secouage de loukoums n’aboutira pas sur une éjaculation de sauce blanche mais bien sur une suspension de la part de la Fédération turque, lassée par l’attitude du joueur formé au PSG. Voilà une carrière qui finit en queue… de poisson. Et ce n’est pas ses courts passages au Qatar et à Livingston qui prouveront le contraire. Nouma est dorénavant la coqueluche de toutes les télé-réalités turques. Moundir n’a qu’à bien se tenir.

Nettoyer les chaussures du buteur : l’euphorie que procure un but peut amener à faire n’importe quoi. Cette célébration en est la preuve. Si le cireur est, en temps normal, celui qui décrotte et qui cire les chaussures de passants ou de clients, le cireur footballeur se charge de lustrer les pieds de son camarade qui vient de marquer. Un genou à terre, le pied de son coéquipier sur l’autre, le cireur n’a pas l’habitude de travailler avec des pieds carrés. Autant vous dire que Bakayoko n’a jamais eu l’honneur de célébrer un de ses buts de cette façon.

Orange Box : Brandão l’a transpercé sans aucuns remords, les deux pieds en avant, sans aucune finesse. Il y a rentré tout son corps ou presque, tout heureux de lui avoir perforé l’hymen. Boudewijn Zenden était avec lui, et ça, on l’avait oublié. L’Orange Box a souffert sous le poids des deux joueurs olympiens. Nous sommes le 15 mars 2009 au Parc des Princes pour le Clasico, Zenden vient d’ouvrir le score suite à une passe décisive de Brandão. C’est alors qu’ils se dirigent vers le cube publicitaire d’Orange, sponsor officiel de la Ligue 1. Intact une fois que le Néerlandais était dessus, celui-ci s’est perforé sous le poids du gros Brésilien. Marseille gagnera 1-3 et l’image de ce gadin sera diffusée dans tous les bêtisiers. Une habitude pour le Brésilien.

Pagaye : le chanteur hawaïen Iz a pagayé. Il a coulé (on se demande pas pourquoi). Il est mort. Marama Vahirua a pagayé. Il a coulé. Il joue à Monaco. Il y a Tahiti Douche. Il y a Tahiti Bob. Mais il y a surtout Tahitigoal. Du FC Nantes, où il fut formé, à l’AS Monaco, où il fut déformé, en passant par Nice, Lorient et Nancy, le cousin de Pascal (qui n’est donc pas son grand frère) a pagayé sur tous les terrains de France. Tireur de coup-francs, joueur élégant, Marama, quoiqu’il arrive, célèbre ses buts en pagayant (il donne trois coups, toujours), un genou à terre. Tout ceci pour rendre hommage à son île, île sauvage où les gens vivent encore à l’état préhistorique et où ils se déplacent en pirogue.

Panthère : avez-vous déjà vu une panthère brésilienne ? Non ? Pourtant nombreux sont ceux à l’avoir côtoyé. Stéphane Pédron, Lionel Potillon et Maxym Levytsky peuvent en témoigner. La panthère brésilienne est aussi connue sous le nom de Alex Dias de Almeida, attaquant brésilien ayant évolué à l’AS Saint-Etienne de 1999 à 2003 (entrecoupé d’une saison au PSG). Élu deux fois meilleur étranger de première division française, Alex célébrait ses buts en imitant une panthère toutes griffes dehors devant les kops de supporters. Fêter ses buts en faisant la panthère alors que l’on est censé être un renard des surfaces, c’est quand même un comble. Mais c’est ainsi qu’il donnait la chair de poule aux supporters, bien qu’il fasse un froid de canard. Associé en attaque au gros Aloisio, Alex a fait trembler les filets trente-quatre fois en trois saisons sous le maillot vert. Autant dire qu’il n’est pas souvent resté muet comme une carpe. Il est nécessaire de rajouter qu’il s’est quand même fait prendre pour un pigeon avec l’affaire des faux passeports, à l’époque où les dirigeants stéphanois étaient des charlatans. Après une carrière bien remplie au Brésil et après un an de non-activité il a décidé de rejouer à l’AA Aparecidense, dans le championnat d’état de Goias. Ce n’est pas pour autant qu’il a conservé son triple A.

Avez-vous déjà vu une panthère noire ? Oui ? Non, je ne parle pas de Bagheera, la chère amie de Trémoulinas, euh de Mowgli, je parle bien évidemment de Bafétimbi Gomis. Lui, l’enfant du Chaudron, formé au club, qui a décidé de tout plaquer pour rejoindre le club ennemi de l’Olympique Lyonnais. Suite à son prêt à Troyes et suite au départ du grand Frédéric Piquionne, Bafé s’impose et commence à empiler les buts comme ta grand mère empile les bibelots sur la bibliothèque à côté des cendres de Grand-Père. En hommage à Alex, idole de sa jeunesse, mais aussi et surtout en hommage à la panthère noire, symbole du club de la Loire, l’attaquant, tel un mouton de Panurge, imite à son tour le félin. Ce qui ne casse pas trois pattes à un canard, il faut l’avouer.

Pazzini : Pazzini est le premier joueur à avoir marqué dans le nouveau Wembley. Pazzini a été exclu trois minutes après son entrée en jeu suite à un coup de coude. Pazzini est considéré comme le nouveau Toto Schillaci. Pazzini a marqué 36 buts en 75 matchs à la Sampdoria. Tout ça, on s’en branle. Nous ce qui nous intéresse, c’est la manière dont il fête ses buts. Alors que signifie cette langue glissée entre ses deux doigts en V placés devant sa bouche ? Certains donnent leur langue au chat, d’autres essayent de lui poser la question, à lui de répondre par une pirouette « Vous avez vu le but que j’ai mis ?! ». La seule et unique réponse viendra de La Madjer. Il ne faut pas se voiler la face, ce geste est clairement en rapport avec le sexe. Le V ne signifie pas victoire mais est bien la représentation de l’attribut féminin, aussi appelé vagin, fouffe ou chatte ; et la langue signifiant… la langue. Alors oui, Pazzini est un petit coquin qui célèbre ses buts en mimant un cunnilingus, choquant ainsi les plus puritains d’entre nous. Et cela bien sûr ne peut pas plaire à tout le monde. En tout cas, il la met bien profond aux gardiens adverses.

Lyon 1-0 APOEL Nicosie, l’analyse tactique

Avec sérieux, l’Olympique Lyonnais est sorti de son huitième de finale aller de la Ligue des Champions avec un avantage avant de se rendre à Nicosie pour le match retour. Après une première mi-temps où ils ont peiné pour prendre à défaut le bloc défensif adverse, les joueurs de Rémi Garde sont revenus des vestiaires avec des solutions qui ont finalement fait reculer et craquer leurs adversaires.

A lire sur La Madjer : Lyon 1-0 APOEL Nicosie, classe bétonnée

Les compositions :

Malgré la présence de la plupart de ses cadres, Rémi Garde décide de faire ses choix au moment de composer son onze de départ : si Bastos et Lisandro sont bien présents, Gomis n’est pas là. Et Lacazette, en forme depuis quelques semaines, est préféré à Briand : Lloris (1) – Réveillère (13), Koné (4), Cris (3), Cissokho (20) – Gonalons (21), Kallström (6) – Lacazette (17), Ederson (10), Bastos (11) – Lisandro (9).

Du côté de l’APOEL Nicosie, Ivan Jovanovic aligne un 4-2-3-1 forcément tourné vers la défensive. L’équipe est un mélange entre joueurs chypriotes et lusopohones. A noter la présence de Nuno Morais, passé par Chelsea sous l’ère Mourinho : Chiotis (22) – Poursaetides (7), Paulo Jorge (3), Kaka (4), Boaventura (28) – Morais (26), Pinto (23) – Charalambides (10), Helder (31), Trickovski (11) – Ailton (8).

L’APOEL en place dans l’entrejeu :

L’entame de la rencontre ne réserve aucune surprise, bonne ou mauvaise, pour le public de Gerland. Comme prévu, le 4-2-3-1 de l’APOEL Nicosie attend sagement son adversaire derrière la ligne médiane… Mais sans trop reculer non plus. Les deux ailiers (Charalambides et Trickovski) soutiennent leurs latéraux face aux montées de Cissokho et Réveillère. Mais surtout, dans l’axe, le trio formé par Morais, Pinto et Helder bloque bien le milieu de terrain lyonnais.

Alors que sur le tableau noir, l’APOEL Nicosie présente un milieu de terrain axial avec Helder en pointe pour évoluer en soutien de Ailton, la formation chypriote se calque en fait sur le milieu de terrain lyonnais. Ainsi, Pinto évolue sur la même ligne que Helder afin de former une paire qui s’oppose à celle formée par Kallström et Gonalons. Le but est évidemment d’empêcher les deux milieux de l’OL de trouver la profondeur, soit pour servir Ederson, soit pour trouver Lisandro en appui devant la défense. Censé évoluer entre les lignes, Ederson est lui chassé par Morais dans ses déplacements latéraux. Derrière, les marquages sont suivis : Poursaetidis suit Bastos dans ses décrochages. Boaventura en fait de même avec Lacazette mais a un peu plus de difficulté à contenir l’international espoir.

Bien en place derrière, l’APOEL ne prend que très peu de risques sur le plan offensif. En général, seulement quatre joueurs participent à la remontée des ballons. Tout démarre dans l’axe avec Helder à la baguette ; le Portugais cherche avant tout à atteindre son seul attaquant, Ailton, qui touche la majorité de ses ballons dans des positions excentrées puisqu’il est dominé par Koné dans l’axe. La suite des mouvements voient les deux milieux excentrés (Trickovski, Charalambides) tenter de rentrer à l’intérieur pour offrir des solutions. Le quatuor offensif ne se trouve finalement qu’en fin de première mi-temps. Car précédemment, le milieu lyonnais Kallström-Gonalons coupe à la source les contres en annihilant la relation au sol entre Helder et Ailton.

A la recherche de la profondeur :

Bien bloqué dans l’axe par le trois contre trois crée par le milieu de l’APOEL, l’OL doit trouver d’autres solutions pour éviter de s’enfermer dans la latéralité -comprendre avoir un circuit de passes passant par les milieux défensifs pour atteindre ensuite les latéraux puis tenter de prendre le dessus par un deux-contre-deux dans les couloirs, situation qui serait certainement la plus favorable pour la défense de l’APOEL, a priori dominatrice dans les airs par rapport aux attaquants lyonnais-. Les Lyonnais sont donc à la recherche doit créer des situations de surnombre dans l’axe, afin de libérer des positions de passes pour ses milieux ou pour Ederson. Ainsi, si Lacazette reste très haut sur son côté droit, Bastos quitte parfois son aile gauche pour rentrer à l’intérieur et se placer dans les intervalles derrière les deux milieux chypriotes sortis sur Kallström et Gonalons.

Malgré le marquage de Poursaetides qui l’empêche de se retourner, le Brésilien peut ainsi offrir un relais en une touche de balle au coeur du jeu pour Ederson, qui peut se mettre dans le sens du jeu en revenant à hauteur de Kallström-Gonalons- ou pour ses deux milieux de terrain. Malheureusement, ces derniers restent dans un rôle très conservateur, limitant les prises de risque et s’attachant à bien couvrir pour éviter les mauvaises surprises. Au final, l’OL est surtout dangereux grâce à ses individualités (Lacazette, Bastos de loin), et à la qualité de centre de Bastos, capable d’envoyer les caviars quelquesoit sa position dès lors que l’adversaire lui laisse un peu de champ. Le Brésilien est finalement l’élément-clé de la solution trouvée par Rémi Garde au retour des vestiaires.

L’entraîneur de l’OL décide en effet de faire permuter ses deux excentrés au retour des vestiaires : Lacazette passe à gauche, Bastos à droite. Conséquence, les deux hommes ne sont plus dans des registres de joueurs de débordement mais sont désormais censés joueur vers l’intérieur du terrain. Si Lacazette conserve son rôle de deuxième attaquant et reste très haut tout au long de ce second acte, le changement de côté de Bastos chamboule l’organisation lyonnaise. Evoluant plus bas que les trois autres offensifs de l’OL, il se dégage du marquage de son adversaire direct (Boaventura, souvent loin) et devient la cible privilégiée par ses relanceurs (en blanc). De sa position d’excentré droit, il rentre sur son pied gauche en quelques touches de balle et peut dès lors trouver la profondeur.

Le Brésilien n’a ainsi besoin que de deux petites minutes pour trouver Ederson dans la profondeur (en jaune) pour la première très grosse occasion de but de l’OL (47ème, sauvée sur sa ligne par un défenseur de l’APOEL). L’OL insiste ensuite de ce côté, Bastos construisant un triangle avec Ederson (puis Gourcuff) et Réveillère pour animer l’aile droite. L’APOEL est obligé de s’adapter à cette nouvelle animation de l’OL : les milieux axiaux doivent désormais prendre en compte le pied gauche de Bastos et coulisser pour lui fermer la profondeur. Au lieu de deux joueurs pour bloquer Kallström et Gonalons, il en faut désormais trois. Le bloc chypriote recule… Et se fait punir de l’autre côté : Cris dépasse sa fonction de défenseur, n’est attaqué par personne jusque dans les 20 mètres adverses. Lacazette hérite du ballon et ouvre le score (58e).

Coaching et finition :

Passée cette ouverture du score, Rémi Garde se contente de faire des changements poste pour poste et rôle pour rôle avec les sorties de Ederson et Lacazette au profit de Gourcuff et Briand. Le côté droit lyonnais continue de fonctionner mais l’équipe ne réussit pas à continuer sur sa lancée de l’ouverture du score. Bastos passe tout près d’une passe décisive pour un service sur Gourcuff. Les dernières minutes verront ensuite Nicosie mieux terminer la rencontre, sous l’impulsion de ses entrants, Manduca et Marcinho, mais Lloris restera vigilant pour repousser le seul tir chypriote de la rencontre. L’OL l’emporte et a certainement fait le plus dur tout en étant loin de son meilleur niveau à l’instar de Lisandro, très discret en attaque.

Panenkast, l’Hebdo du 14 février 2012

Le Panenkast Hebdo continue avec sa nouvelle formule, avec au programme finale de la Coupe d’Afrique des Nations, France, Angleterre, Allemagne et un petit bout de Milan – Udinese. Tout cela évidemment animé par l’éternel Florent, accompagné de Vincent (Groover.fr) et de Raphaël (LaMadjer.fr).

Les titulaires : Kennedy Mweene (Zambie) – Mathieu Debuchy (Lille), Daniel Agger (Liverpool), Mamadou Sakho (Paris SG), Patrice Evra (Manchester United) – Michael Carrick (Manchester United), Massimo Ambrosini (Milan AC) – Juan Arango (M’Gladbach), Ludovic Obraniak (Bordeaux), Marco Reus (M’Gladbach) – Wayne Rooney (Manchester United).

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